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Se hyper à l'ammoniac : must-try ou placebo ?

Mis à jour : 4 nov 2019




"Envie d’un booster légal avant de tenter un record ? Vous débutez une séance d’entraînement en étant endormi ?

Réveillez-vous et soyez prêt à pousser lourd avec l'ammoniac."

Ca c'est la promesse des vendeurs de sel d'ammonium.


Mais qu'est-ce que c'est et comment ça marche ?

Tu l'as certainement vu sur les matchs de hockey, ou sur les vidéos de strongman ou de power énervées, un peu underground.

Certainement pas dans les salles modernes aseptisées.

C'est plus un truc, de petite salle traditionnelle, avec du gros métal, de la magnésie dans l'air, et le bruit des chaînes et de la fonte qui résonne à l'autre bout de la rue.


Un petit sniff, et c'est parti. Les sportifs utilisent de l’ammoniac pour se “réveiller”avant une performance et avoir un boost d’adrénaline immédiat.


  "Une étude récente réalisée par l'IPF sur 256 powerlifters compétiteurs internationaux a révélé que 50 % des lifters consomment de l'ammoniac en compétition."

Pour comparaison, à la NFL c'est 80% des joueurs qui snappe. Ce n'est pas considéré comme un produit dopant, c'est légal, et c'est très efficace pour se hyper.


Tu veux savoir ce que les gens en pensent, je te mets ici une petite vidéo légère de personnes qui essaient l'ammoniac devant caméra (les gars testent à partir de 3'50) :




L'ammoniaque, qu'est-ce que c'est ?

L'ammoniac (NH3) = ammoniac anhydre ou ammonia en anglais est un gaz incolore, très irritant avec une odeur très prononcée, qui pique tes cloisons nasales.

Les petits sels odorants ou capsule (smelling salt ou nose torque) que tu achètes dans le commerce, sont faits à partir de carbonate d'ammonium qui lorsqu'il est dilué avec de l'eau ou de l'éthanol libère du gaz d'ammoniac (NH3).

Sache que l'ammoniac existe aussi naturellement dans le corps humain et dans l'environnement.

• Dans le corps, l'ammoniac est essentiel pour de nombreux processus biologiques et sert de précurseur pour la synthèse des acides aminés.

• Dans l'environnement, l'ammoniac est produit dans le sol par des procédés bactériens lors de la décomposition des matières organiques.


Dans le commerce, tu trouveras aussi ce qu'on appelle l'ammoniaque ou hydroxyde d'ammonium (NH4OH). C'est une terminologie différente pour décrire la solution aqueuse d'ammoniac. En gros, on dissout 30% d'ammoniac dans de l'eau, pour former de l'hydroxyde d'ammonium, plus connu sous le nom d'ammoniaque.

C'est un détachant, un bon dégraissant et même un désodorisant.

On l'utilise sur les moquettes et pour nettoyer tes vitres et tes WC. ;)

Ses origines

A l'origine l'ammoniac c'était utiliser dans le champ médical, lorsqu'un individu s'évanouissait. Quand une personne s'évanouit c'est en général en raison d'un manque d'irrigation sanguine du cerveau. Le fait de sniffer de l'ammoniac, augmente la pression sanguine, le rythme cardiaque, et les niveaux d'oxygène dans le corps. Le cerveau étant de nouveau irrigué, et le système nerveux sympathique étant stimulé, ça permettait de sortir de l'état d'inconscience.

La médecine a donc prouvé que sniffer de l'ammoniac pouvait être bénéfique sur le plan salutaire, dans ces cas là.

Dans les années 50, détourné de son usage médical, l'ammoniac est ensuite devenu une solution pour ramener à la conscience les boxeurs qui s'évanouissaient après des coups violents, pour qu'ils puissent continuer les rounds. Dans ce cas là, c'était dangereux, car le sportif continuait à se battre, parfois malgré de violents traumatismes crâniens.

Aujourd'hui, c'est devenu un outil de hype dans le sport professionnel et loisir, notamment en Powerlifting avant de monter sur le plateau pour lifter une barre lourde en compétition.


L'ammoniac, dangereux ?

De manière général, aucun risque à respirer de l’ammoniac.

Jusqu'à aujourd'hui, aucun décès n'est survenu suite à un sniff d'ammoniac.

Tu peux rester tranquille. Ce n’est pas mortel du moins pas à ces doses là !

Pour le moment, aucune étude n'a été faite concernant de potentiels effets majeurs néfastes au long terme. Pour autant, aucun cas grave d'utilisateur d'ammoniac n'a été rapporté non plus.

Evidemment, sniffer de l'ammoniac n'est pas bénéfique pour ta santé. Ca semble logique.

Mais en petite quantité, c'est ok.

(Au passage, respirer l'air pollué non plus, c'est pas optimal hein. Et personne ne va te dire : WTF ?? Qu'est ce que tu fais, tu respires l'air parisien... Attention !)


Bref, tu le remarqueras quand même si tu essaies. C'est une substance fortement irritante, et corrosive. Les vendeurs, comme Warrior Gear, le précisent d'ailleurs par mesure de précaution sur leur site en général : "cela peut alors provoquer de graves brûlures. Le gaz libéré est très volatil, vous pourrez donc en cas d’abus d’abus avoir des quintes de toux temporaires.".

D'éventuelles lésions des muqueuses nasales peuvent survenir sur les gros utilisateurs.

Theo Brillanti, figure montante du powerlifting français m'a avoué avoir des petits saignements ou "lésions" du nez parfois, suite à un usage régulier sur les gros top sets, 3 x semaine en continu pendant 6 semaines.

Petites lésions qui ont disparu après avoir coupé un peu la fréquence de prise.

Mais de réelles lésions pulmonaires sont très rares, et uniquement le résultat d'une utilisation abusive, prolongée, et répétée très fréquemment, dans un contexte plutôt industriel.


Si tu regardes sur internet, tu trouveras certaines études médicales qui parlent de risque de cécité (perte de la vue). Mais cela concerne l'ammoniaQUE utilisée dans les produits détergents, qui entrerait en contact physique avec les yeux. dans des cas d'expositions importantes, prolongées et répétées très très fréquemment.


Aussi, tu trouveras des études qui parlent d'une absence totale d'efficacité pour la performance. Ca c'est ce qu'ils disent. C'est à la fois vrai et faux.

Le problème comme toujours avec les études scientifiques, c'est qu'ils choisissent la plupart du temps des sujets non sportifs, ou tout du moins, des sportifs non issus du powerlifting ou du strongman. J'ai repertorié une seule étude réalisée sur des powerlifters, sur des charges très lourdes. Aussi, ces études ne parlent que d'un effet sur la performance physique, mais n'évalue jamais un éventuel effet sur la performance indirect, psychologique.


Conclusion, soyez donc critiques par rapport aux études que vous lisez. Analysez les méthodes, les sujets étudiés, et les conditions d'études. Elles peuvent fausser énormement les résultats. Le meilleur conseil que je puisse te dire, c'est d'aller essayer par toi-même.

De faire un test, ne serait-ce qu'une fois pour te faire ta propre idée, ton expérience personnelle sur la chose. Savoir ce dont il s'agit, comment ton corps réagit, et les sensations que ça te procure.



Où en acheter ? Comment je l'utilise ?

Rien de bien compliquer. Dans le commerce (sur internet globalement), il t'en coûtera 12€ environ. Tu trouveras 2 formes de packaging. En flacon, ou en ampoule.







En flacon (ré-utilisable):

- secoue la bouteille

- tiens le pot à 10-15 cm de ton nez

- ouvre le bouchon

- inhale par le nez pendant un bref instant

- referme immédiatement le flacon, pour une meilleure longévité du produit.

Lien vers la boutique : ici







En ampoule (à usage unique) :

- prends une ampoule

- tiens là à 10-15 cm de ton nez

- secoue là

- snappe là = craque là comme indiqué

- l'ampoule va devenir toute rouge, ça signifie qu'elle est bien ouverte

- inhale par le nez pendant un bref instant

- jette ton ampoule (usage unique)

Lien vers la boutique : ici



Personnellement j'ai testé les deux formats, et les deux marques en image ci-dessus. Et les deux sont excellentes.


Idéalement, sniffe ton ammoniac juste avant de passer une grosse barre ou si tu te sens absent mentalement (difficulté à te concentrer, sensation d'être mou, pas dedans.).

Le boost d’adrénaline qui va en résulter devrait te remettre dans le bon mood pour lifter.


Précaution : si tu as une maladie pulmonaire, cardiaque ou autre pathologie, consulte ton docteur auparavant. Sniffer de l'ammoniac, n'est certainement pas la chose la plus intelligente à faire, qu'on soit bien d'accord !



Comment ça fonctionne : processus physiologique

L’odeur de l’ammoniac est très, très forte.

Certains disent que c'est un peu comme un mélange de sueur, d'urine et de fringues de sports transpirées, que t'aurais laissées en boule dans un coin du vestiaire, moisir.

Personnellement j'aime bien l'odeur. Je peux pas expliquer.

C'est un truc qui me rappelle les grosses salles de Powerlifting old school que j'ai pu visiter lors de mes différents voyages, notamment au Canada.

Ça me rappelle des souvenirs, et j'aime bien ça.

En tout cas, l'odeur du gaz d'ammoniac que libère les petits sels que tu achètes est tellement forte, qu'elle irrite les cellules nerveuses et les vaisseaux sanguins dans les voies nasales. Ça peut sembler un peu violent, mais rassure-toi on parle ici d'une simple irritation des voies nasales, rien de plus. Sinon, le corps médical ne l'utiliserait pas à l'hôpital pour ramener à l'état de consciences les personnes évanouies.


Stimulation neurologique pour améliorer la force


En neurologie, on parle d'activation neurale. En gros, il s'agit d'optimiser son système nerveux pour performer. On cherche à tirer bénéfice d'une activation de son système nerveux central.


Pour cela, il faut stimuler son système nerveux sympathique ( cf : voir mes articles sur la respiration pour ceux qui ne savent pas ce que c'est).

Il y a une façon très simple de le faire, se faire frapper/gifler. Le corps se sent attaqué, et se met en état de combat (système nerveux sympathique). D'où les fameuses claques de compétition. Flo (@flo.blnc sur Insta) , fondateur de Relentless Strength Systems connaît bien ça, paraît-il ;) C'est un peu violent !

Et sinon, en moins violent, il y a l'ammoniac. C'est exactement son intérêt.

Stimuler le système nerveux sympathique.


Cette irritation active ton système nerveux central et agit sur l'axe HPA (hypothalamo-hypophyso-surrénalien ou axe corticotrope) via une libération d'adrénaline, et résulte en une production de cortisol par les surrénales. L'odeur est tellement forte et irritante que ça provoque une réaction de Flight ou Fight (Lutte ou Fuite). En général, plutôt de Fight = lutte/combat.

En 10 secondes, ton rythme cardiaque s'accélère, tu es plus alerte, et moins sensible à la douleur. C'est pour ça que tu as une augmentation instantanée de la sensation de force.

Tu te sens beaucoup plus fort, et prêt à soulever des charges maximales.


Si se hyper mentalement est important, c'est aussi tout important de préparer le corps à l'intensité de l'effort qui est à venir (tenter un PR).

Certains prônent ainsi une utilité de l'ammoniac sur le plan physiologique - purement physique et non psychologique. L'idée serait de tirer parti de ces boucles réflexes médullaires en provoquant une contraction musculaire inconsciente (non-volontaire) par l'activation du système nerveux sympathique.

En gros : l'ammoniac serait comme un interrupteur du système nerveux.

On chercherait à déclencher une réponse excitatrice dans le muscle, pour créer une onde de contraction qui viendrait renforcer les mécanismes de contraction consciente.

Cette hypothèse est encore controversée par les études. Certains la confirment, d'autres la rejettent.


Après avoir demandé à mon entourage, j'ai obtenu un peu les même retours.

T. Brillanti (@_bri_105 sur Insta), de la Team Relentless, perçoit l'ammoniac "un peu comme un signal pour son cerveau d'être concentré à 500%". "Parfois je le sors du sac, et je le touche même pas de la séance."

Mais son regard dessus a évolué avec le temps.

Au début, quand il n'était pas habitué, il était complètement perché suite à une prise. Puis avec le temps, c'est devenu une sorte de driver.

Ca confirme mon idée que l'effet est plus psychologique que physique (idée qui ressort aussi de l'ensemble des études répertoriées).


Pour Léo Caniaux (@leo_caniaux sur Insta), powerlifter de la Team OPT , c'est un peu la même chose. L'effet ressenti est celui "d'une grosse claque". "Ca me défonce le nez, et c'est ça qui m'énerve en fait."Il ne décrit aucun effet secondaire jusqu'à présent malgré un usage fréquent.



Conclusion / Avis personnel



Personnellement, j'ai dû mal à définir si le fait de sniffer des sels d'ammonium avant un gros lift améliore ma performance. Ne pouvant reproduire le lift qu'une fois à l'instant T, je ne peux pas faire de comparaison. Aussi l'état de forme étant dépendant de tellement de variables, il est difficile de tirer une conclusion sur la question.

Quoi qu'il en soit, l'effet psychologique est conséquent.

Je ressens un réel boost mental, l'"agression" perçue par mon corps lorsque j'inhale la substance, me permet de ne plus penser à rien (mon esprit est clair, limpide, aucune pensée parasite) et d'aller attaquer ma barre, sans pensée négative d'échec.


En temps normal, il m'arrive parfois, malgré mon gré, de me visualiser en échec juste 3'' avant de lifter. Je travaille énormément sur ça. Car c'est très déstabilisant. J'ai commencé à avoir ces images négatives dans des phases de ma vie, où je n'allais pas très bien. Et depuis, je traîne cette merde. C'est quelque chose dont je pense m'être débarrassée, mais qui parfois me revient sans raison. Avec l'ammoniac, il m'est beaucoup plus difficile de me visualiser en échec avant mes barres. C'est donc une aide psychologique.

En revanche, je pense que cette aide est substituable. Je crois fermement que tout ce que l'on peut réaliser à l'aide d'une substance exogène, est réalisable sans aide, par la simple force mentale. Et j'arrive à me hyper aussi fort qu'avec de l'ammoniac, par ma simple volonté et par des exercices de respiration.


Ça demande simplement plus d'entraînement, plus de pratique, et une grosse force et confiance mentale. Aujourd'hui, dans mon cas, j'y parviens sans, et j'ai toujours fait sans (j'ai testé l'ammoniac pour la première fois il y a 3 semaines). J'ai donc jusqu'à présent fait toutes mes compétitions (France, Monde Univ, Europe) et entraînements sans.

Le problème c'est que lorsque je fais sans, je suis encore trop inconstante.

Parfois, je n'y arrive pas. Dans ces moments là, je pense que l'ammoniac peut m'être utile.



En revanche, il m'est arrivé, d'être un peu loin après avoir sniffer, et de merder techniquement : je devais back squatter, et à la place je me place en front squat.

Ça c'est pas top si ça arrive en compétition...

Je pense donc, que comme tout autre outil/accessoire, il faut le tester, l'essayer, se l'approprier, apprendre à le maîtriser...

Que ce soit en terme d'intensité du sniff, de la durée du sniff, de sa fréquence d'usage, de son moment d'usage (à chaque essai ou uniquement au 3e essai ? Sur tous les mouvements ou uniquement au deadlift ?)


C'est aussi l'avis du gros Bachellez (@alexis_bcz_10 sur Insta), coach de la Team OPT.

Pour lui, tester et prendre l'ammo à quelques semaines de la compétition, ça le dérange.

" J'aime avoir ma routine bien set up avant une compétition. J'ai mon rituel de compétition bien calibré, que j'essaie de reproduire à chaque entraînement. Ca me permet de me préparer aux conditions du Jour J. J'évite tout stimulus différent en compétition. Que ce soit, ma manière d'approcher une barre, de mettre mes genouilleres, de bracer, de me placer, les suppléments ect... Tout est défini en avance, et répété sur mes entraînements pour être totalement focus le Jour J. "

Pour Alexis, tester l'ammo quelques semaines avant sur des top sets, ça serait introduire un facteur de perturbation de cette routine. Ou alors, il faudrait en prendre à chaque gros lift, à chaque entraînement, pour l'intégrer à cette routine pré-compétition. Mais ça, il ne veut pas. Il ne veut pas devenir dépendant de l'ammoniac pour se hyper.

C'est une vision qui se comprend parfaitement et se défend.


L'ammoniac conviendra à certains, mais pas à d'autres. Il faut se l'approprier selon ses besoins, sa méthodologie. On réagit tous différemment. On a tous des stratégies de hype différentes. Certains sont calmes (une de mes concurrentes aux Europe Junior il y a 2 ans, lisaient même avant de passer sous ses barres), d'autres recherchent l'excitation, la colère.

Peut être y a t il moyen de l'inclure à cette routine indirectement en snappant uniquement sur certains lifts, en se testant en amont en hors saison, qui est pour moi le moment idéal pour tester de nouvelles choses en terme d'équipement, placement, nutrition, etc.


Bref, comme tout accessoire, je pense qu'il faut l'utiliser modérément.

Il n'y aucun effet de dépendance physique, mais je pense qu'il y a une forte possibilité de dépendance mentale à l'ammoniac.

De ce fait, je pense que c'est un très bon + à ajouter avant des gros lifts, mais qu'il est bon de l'intégrer UNIQUEMENT sur des athlètes expérimentés qui ont déjà développer la faculté de se hyper mentalement, sans ammoniac.

Intégrer la prise d'ammoniac sur un athlète qui n'aurait pas cette force/capacité mentale, le desservirait plus qu'autre chose, à mon avis.

Il est essentiel que chaque athlète, parvienne à se hyper (par hyper je n'entends pas crier hein, j'entends plutôt stimuler un état de concentration optimal - la hype peut être interne et silencieuse), tout seul, sans rajouter un stimulus artificiel ou une quelconque aide exogène.

Seulement après, je pense qu'introduire l'ammoniac peut être un bonus intéressant :)


Concernant, le risque d'adaptation au produit (perte des effets ressentis par usage répété), il est normalement quasi nul. L'effet est toujours aussi intense à chaque fois. Mais je ne sais pas ce que ça donne, en cas d'usage extrême, quotidien.

Et je ne pense pas essayer.

Libre à chacun d'essayer, de se faire son idée, et de décider de son usage, ou non.


Je termine ici par une petite vidéos des mes petits tests avec l'ammo et des articles scientifiques en bas de page.

N'hésitez pas à me partager vos expériences personnelles, vos questions, avis et commentaires. :)





Etudes scientifiques :

Smelling salts, de P. McCrory

Résumé : Analyse historique de l'usage des smelling salt.


Acute effects of Ammonia Inhalants on Strength and Power Performance in Trained Men, Bartolomei S.

Résumé : Effet ergogénique potentiel avéré, sur la force explosive et force max. Certainement dû à un effet de psyching up.

Ammonia inhalant & stimulant use among powerlifters: Results from an international survey, Hayden J Pritchard

Résumé : Revue d'un ensemble d'études sur l'effet de l'ammoniac sur la force.

Pas d'effet positif sur la performance significatif avéré.


The Effects of Pre-Maximal Exertion Inhalation of Ammonia and the Performance Effects During Deadlift Maximal Tests, Justin Nicholas Vigil

Résumé : Besoin d'études supplémentaires pour se faire une idée. Trop de biais et de limites dans les études présentes. Très difficile d'isoler la variable de l'ammoniac.

No Effect of Smelling Salts on Vertical Jump Height or Sprint Time, David C. Archer, Cameron N. Munger

Résumé : Pas d'effet significatif sur la performance en saut vertical ou sprint.